Vergez-Blanchard
Vergez-Blanchard, deux siècles à forger les outils des gens de métier
Depuis 1823, Vergez-Blanchard fabrique en France des outils à main destinés aux artisans et aux métiers d’art. Marteaux et enclumes de couvreur, hachettes, herminettes, ramponneaux ou outils de mesure : chez Largeot & Coltin, nous avons retenu les références qui parlent directement aux couvreurs, ardoisiers, charpentiers et tapissiers. Fabriqués à Romilly-sur-Andelle, en Normandie, ces outils perpétuent une culture de la forge, du travail manuel et des formes de métier éprouvées depuis plusieurs générations. Des outils qui ne cherchent pas seulement à faire ancien : ils sont encore là pour travailler.
Marteau de couvreur Vergez-Blanchard
Herminette Vergez Blanchard
Hachette Vergez-Blanchard
Marteau ramponneau aimanté Vergez Blanchard
Jauge de charpentier en bois
À Romilly-sur-Andelle, l’acier se travaille encore avec du métier
Vergez-Blanchard fait partie de ces manufactures dont les outils se reconnaissent parfois avant même d’avoir lu le nom frappé dessus. Une longue enclume effilée, un marteau d’ardoisier à la silhouette singulière, une herminette au fer bien campé : leurs formes sont d’abord celles des gestes pour lesquels elles ont été pensées.
L’histoire commence pourtant loin de la Normandie. En 1823, Louis René Blanchard, coutelier, ouvre son premier atelier à Paris et développe une gamme destinée au travail du cuir. La recherche de qualité fait rapidement connaître ses outils auprès des artisans, jusqu’à leur valoir plusieurs récompenses lors d’expositions européennes.
L’entreprise devenue taillanderie quitte ensuite Paris pour disposer de locaux plus importants et profiter notamment de la force hydraulique de l’Andelle. Elle trouve ainsi dans l’Eure un environnement propice au travail de l’acier et au développement de sa production.
Plus de deux siècles après le premier atelier, Vergez-Blanchard continue de fabriquer ses outils à Romilly-sur-Andelle, dans une logique où les moyens modernes complètent encore les méthodes de forge et les gestes transmis entre compagnons.
Voilà précisément le genre de maison que nous aimons retrouver dans notre sélection d’outillage Made in France : une fabrication française qui n’est pas simplement une origine sur l’étiquette, mais une partie de l’histoire et de la conception de l’outil.
Plus de 200 ans d’histoire derrière le nom Vergez-Blanchard
Deux noms apparaissent aujourd’hui sur les mêmes outils, mais leur réunion est le résultat d’une histoire commencée bien avant 1910. De l’atelier parisien aux bâtiments normands, la manufacture s’est développée sans abandonner les métiers qui ont fait sa réputation.
1823 : Blanchard ouvre son atelier à Paris
L’histoire commence lorsque Louis René Blanchard, coutelier, installe son premier atelier parisien en 1823. Les premiers développements de la maison sont alors fortement liés aux outils destinés au travail du cuir.
La qualité des fabrications forge rapidement une réputation auprès des artisans. La maison Blanchard obtient au cours de son développement sept médailles d’or et d’argent lors de différentes expositions organisées dans les capitales européennes.
Ces récompenses donnent une idée de la place que prend déjà l’entreprise dans un monde où l’outil constitue un véritable prolongement de la main. Pas de moteur, pas de batterie à plat : un morceau d’acier bien fait devait simplement répondre présent chaque matin.
De Paris à la vallée de l’Andelle
Avec le développement de la taillanderie, le travail de l’acier devient difficile à concilier avec un atelier parisien. Adrien Soubeyran décide alors de déplacer l’entreprise hors de la capitale.
La manufacture rejoint une ancienne fonderie de cuivre située dans la vallée de l’Andelle. Les locaux plus importants permettent de développer l’activité, tandis que la rivière offre une source d’énergie hydraulique particulièrement précieuse pour les moyens de production de l’époque.
Le site bénéficie également des liaisons ferroviaires avec Paris. L’entreprise peut ainsi développer sa fabrication en Normandie tout en restant liée aux artisans et maisons de luxe de la capitale.
Le changement d’adresse fait évoluer l’échelle de production, pas la vocation de la maison : fabriquer des outils spécialisés pour ceux qui vivent de leurs mains.
1910 : Vergez et Blanchard réunissent leurs savoir-faire
Le nom que nous connaissons aujourd’hui apparaît en 1910. Louis Hippolyte Simonin, dit « Blanchard », rachète alors l’entreprise Vergez. Les deux histoires se rejoignent pour former la marque de fabrique Vergez-Blanchard.
Cette réunion permet à l’entreprise d’élargir ses compétences et de poursuivre son développement autour de la maîtrise de l’acier et des outils spécialisés.
La maison conserve parallèlement une implantation parisienne au 37 rue des Gravilliers, qui maintient son lien avec les artisans de luxe de la capitale.
Aujourd’hui encore, Vergez-Blanchard travaille pour plusieurs univers : cuir, sellerie, tapisserie, couverture, ardoise et autres métiers spécialisés. Plus de deux siècles ont passé, mais l’outil reste le point de départ de toute l’histoire.
Vergez-Blanchard chez Largeot & Coltin : la tradition quand elle sert encore
Nous aimons les vieilles maisons, mais pas simplement parce qu’elles ont réussi à empiler les anniversaires. Vergez-Blanchard nous intéresse parce que son histoire reste directement visible dans les outils qu’elle fabrique aujourd’hui.
Un marteau d’ardoisier conserve sa drôle de silhouette parce qu’elle permet toujours de tailler, percer et fixer. Une enclume reste asymétrique parce que le geste du droitier n’est pas celui du gaucher. Une herminette continue d’exister parce qu’aucune poignée ergonomique à quinze inserts de couleur n’a encore rendu inutile le bon vieux principe d’un fer correctement orienté.
Cette approche trouve naturellement sa place aux côtés des autres fabricants de notre gamme d’outils fabriqués en France. Elle rejoint aussi notre sélection d’outils professionnels pour couvreurs, où la manufacture normande tient une place particulière auprès des artisans attachés aux formes traditionnelles.
Chez Largeot & Coltin, nous sélectionnons donc Vergez-Blanchard pour ce qu’elle sait encore faire : fabriquer en France des outils de métier qui ont une histoire, certes, mais surtout encore du travail devant eux.
Des outils forgés autour des métiers, pas autour d’un catalogue
Vergez-Blanchard travaille pour plusieurs métiers d’art. Chez Largeot & Coltin, notre sélection se concentre volontairement sur ceux qui croisent le plus directement notre univers : couverture et ardoise, charpente et travail du bois, puis tapisserie.
Couverture et ardoise
C’est probablement la facette de Vergez-Blanchard la plus représentée chez Largeot & Coltin. Marteau, enclume, hachette et herminette composent un ensemble d’outils professionnels destinés aux couvreurs et ardoisiers.
Le marteau taille, perce et fixe l’ardoise. L’enclume lui offre l’appui nécessaire. La hachette et l’herminette prennent le relais lorsque le couvreur intervient sur les liteaux, les voliges ou d’autres éléments en bois.
Charpente et travail du bois
La hachette et l’herminette sont deux vieilles connaissances des métiers du bois. La première coupe et dégrossit, tandis que la seconde travaille davantage la surface par enlèvement progressif de matière.
La jauge en hêtre complète cette facette plus légère de la gamme. Elle permet de réaliser des mesures courantes et des reports tout en conservant le charme simple des outils de traçage traditionnels.
Des outils qui rappellent que la charpente ne s’est pas toujours dessinée sur écran avant de passer sous une machine.
Tapisserie et garniture
Le marteau ramponneau constitue l’un des outils emblématiques du tapissier. Sa tête fine est pensée pour la pose des semences et les travaux de garniture dans des zones où un marteau classique manque de finesse.
Notre modèle Vergez-Blanchard possède également une partie aimantée facilitant la présentation des petites fixations avant la frappe.
Une silhouette reconnaissable entre toutes, née là encore d’un geste particulier plutôt que d’une fantaisie de dessinateur.
Le marteau et l’enclume, le couple historique des ardoisiers
Parmi tous les outils Vergez-Blanchard que nous proposons, le marteau et l’enclume de couvreur résument particulièrement bien la philosophie de la manufacture. Leur apparence inhabituelle n’a rien d’un exercice de style : chaque partie répond à une opération réalisée sur l’ardoise.
Le marteau reçoit une frappe gaufrée pour les fixations, une pointe permettant de travailler l’ardoise, un tranchant et un arrache-clou latéral. Sa construction en acier forgé monobloc assure la continuité de la tête jusqu’à la poignée, laquelle peut être choisie en bois ou en rondelles de cuir pleine fleur.
L’enclume de couvreur complète ce travail. Son dessus biseauté offre le bord nécessaire à la taille et elle existe dans différentes longueurs ainsi qu’en versions adaptées aux droitiers et aux gauchers.
Cette orientation est loin d’être un détail. Sur un outil asymétrique, la disposition du tranchant et du biseau doit accompagner la main dominante afin de conserver une bonne visibilité sur la ligne travaillée.
Le duo rejoint naturellement notre sélection de marteaux de couvreur professionnels, où Vergez-Blanchard côtoie notamment les fabrications allemandes de Picard.
Les grandes forces de la marque Vergez Blanchard (selon Hans & Joseph)
Le nom et les deux siècles d’histoire attirent forcément l’œil. Pour entrer durablement dans notre sélection, encore faut-il que les outils possèdent une véritable cohérence avec les métiers que nous équipons.
Plus de 200 ans d’histoire
L’atelier Blanchard apparaît en 1823 et la marque Vergez-Blanchard prend sa forme actuelle en 1910.
Cette ancienneté traduit surtout une continuité dans la fabrication d’outils destinés à des métiers spécialisés.
Une fabrication normande
La manufacture produit ses outils à Romilly-sur-Andelle, dans l’Eure, où elle conserve son savoir-faire de travail de l’acier.
Cette implantation fait de Vergez-Blanchard une maison particulièrement cohérente avec notre sélection d’outils fabriqués en France.
Une culture de la forge
Vergez-Blanchard continue de privilégier la forge pour de nombreux outils en acier, plutôt que de chercher uniquement une production industrielle standardisée.
Le procédé sert ici directement des outils destinés à la frappe, à la coupe et aux gestes répétés.
De vrais outils de métier
Ardoisier, tapissier, sellier ou maroquinier possèdent leurs propres gestes et donc leurs propres formes d’outils.
Cette spécialisation est précisément ce qui donne autant de caractère au catalogue Vergez-Blanchard.
Questions fréquentes sur Vergez-Blanchard
Vergez-Blanchard fabrique ses outils à Romilly-sur-Andelle, dans le département de l’Eure en Normandie. La manufacture est installée au 178 chemin du Moulin des Ponts, dans la vallée de l’Andelle où l’entreprise s’est développée après avoir quitté Paris.
Le fabricant revendique une fabrication où une part importante des opérations reste liée au travail manuel et à des méthodes transmises entre les compagnons de l’atelier. Les procédés et les machines ont naturellement évolué depuis le XIXe siècle, mais la maison continue notamment de privilégier la forge pour ses outils en acier.
| Élément | Ce qu’il faut retenir |
|---|---|
| Lieu de fabrication | Romilly-sur-Andelle, Eure, Normandie |
| Origine de la maison | Premier atelier Blanchard ouvert à Paris en 1823 |
| Technique emblématique | Forge de nombreux outils en acier |
| Organisation | Fabrication spécialisée conservant une forte part de gestes manuels |
| Métiers historiques | Cuir, sellerie, tapisserie, couverture, ardoise et autres métiers d’art |
Il faut toutefois considérer chaque référence pour ce qu’elle est. Un marteau forgé monobloc, une enclume et une jauge en bois ne suivent évidemment pas exactement les mêmes étapes de fabrication. Le Made in France de Vergez-Blanchard recouvre donc plusieurs savoir-faire réunis dans une même manufacture.
L’histoire revendiquée par la manufacture remonte à 1823, lorsque Louis René Blanchard, coutelier, ouvre son atelier à Paris. L’entreprise développe d’abord une gamme d’outils pour le travail du cuir et se fait connaître auprès des artisans pour la qualité de ses fabrications.
1823
Louis René Blanchard ouvre son atelier parisien. La maison développe notamment des outils destinés aux artisans du cuir.
Puis la Normandie
La taillanderie quitte Paris pour une ancienne fonderie de cuivre dans la vallée de l’Andelle, avec davantage d’espace et l’accès à la force hydraulique.
1910
Louis Hippolyte Simonin, dit Blanchard, rachète Vergez. La réunion des deux maisons donne naissance à la marque Vergez-Blanchard.
Entre-temps, les outils Blanchard ont été récompensés par sept médailles d’or et d’argent lors de différentes expositions organisées dans des capitales européennes. La maison conserve ensuite un lien avec Paris tout en développant sa production normande.
Plus de 200 ans après le premier atelier, Vergez-Blanchard continue à produire des outils pour les artisans et les métiers d’art. C’est cette continuité, davantage encore que la date inscrite sur le calendrier, qui rend son histoire intéressante.
Notre gamme ne reprend volontairement pas l’intégralité du catalogue Vergez-Blanchard. La manufacture possède notamment une offre très étendue pour le cuir, la sellerie et la maroquinerie, tandis que Largeot & Coltin se concentre davantage sur les outils correspondant aux métiers que nous équipons déjà.
La sélection s’articule principalement autour de trois univers :
Couverture et ardoise
- Marteau de couvreur
- Enclume d’ardoisier
- Hachette
- Herminette
Charpente et atelier
- Hachette pour le travail du bois
- Herminette pour les reprises et assemblages
- Jauge traditionnelle en hêtre
Tapisserie
- Marteau ramponneau aimanté
- Outil destiné à la pose des petites fixations de garniture
Cette sélection peut évoluer selon les références proposées par le fabricant et nos approvisionnements. Nous préférons retenir quelques outils cohérents avec notre univers plutôt que reproduire artificiellement l’intégralité d’un catalogue spécialisé dans des métiers que nous ne couvrons pas.
Vergez-Blanchard présente la forge comme l’un des fondements de son savoir-faire. Le principe consiste à mettre l’acier en forme par déformation plutôt que de simplement obtenir la pièce par coulée dans un moule.
Cette méthode est particulièrement cohérente pour des outils soumis à des chocs, à des efforts répétés ou comportant une partie active précise. La forge permet au fabricant de travailler progressivement la géométrie de la pièce avant les opérations ultérieures nécessaires à sa fonction.
| Ce que permet la forge | Ce qu’elle ne dispense pas de maîtriser |
|---|---|
| Façonner progressivement la pièce d’acier | Le choix de la nuance d’acier |
| Créer une géométrie adaptée à l’usage | Les traitements thermiques nécessaires |
| Produire des formes spécifiques aux métiers | L’usinage et la finition des surfaces |
| Conserver une méthode historique de taillanderie | Le contrôle final de la pièce |
La forge ne constitue donc pas une formule magique qui rendrait automatiquement tout outil indestructible. La qualité finale dépend de l’ensemble du processus : acier, géométrie, traitement, finition et utilisation correcte.
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