Qu’il s’agisse de frapper, dresser, ajuster ou façonner, les outils de couvreur incarnent tout le savoir-faire des métiers du toit. Marteaux, enclumes, battes et hachettes : chaque outil de couvreur a sa fonction (et son caractère !). Chez Largeot & Coltin, nous avons réuni les plus belles signatures : Picard, Vergez-Blanchard, Jacquenet-Malin, pour ceux qui travaillentle zinc, le plomb et l’ardoise dans les respects des gestes traditionnels.
Le couvreur ne travaille jamais bien longtemps avec un outil choisi au hasard. Sur une toiture, chaque geste compte : tailler une ardoise sans la fendre, planter une fixation proprement, former une feuille de zinc sans la meurtrir ou ajuster un liteau sans redescendre chercher la moitié de l’atelier.
Les outils de couvreur possèdent donc des formes bien particulières. Le marteau d’ardoisier réunit plusieurs fonctions dans une seule tête. L’enclume offre un appui stable pour la taille. La batte modèle les métaux tendres avec davantage de douceur que l’acier. La hachette et l’herminette interviennent sur les bois qui soutiennent la couverture.
Notre sélection ne cherche pas à entasser tout ce qui peut monter sur un toit. Elle rassemble des outils professionnels pour couvreurs, ardoisiers et zingueurs, choisis pour la précision de leur fabrication, leur tenue en main et leur capacité à encaisser les années de service.
On y retrouve les fabrications françaises de Vergez-Blanchard et Jacquenet-Malin, aux côtés des outils allemands Picard et Halder. Du forgé, du bois bien choisi et des formes éprouvées par le métier, plutôt qu’un attirail qui fait joli dans la caisse mais hésite dès le premier coup.
Le marteau et l’enclume règnent sur l’ardoise. La batte accompagne le zinc et le plomb. La hachette intervient lorsque le bois réclame à son tour quelques ajustements. Chaque famille possède son usage, ses formes et son caractère.
Le marteau de couvreur, aussi appelé marteau d’ardoisier selon sa forme, concentre plusieurs outils dans une seule tête. Sa face frappe les clous, sa pointe peut percer l’ardoise et son tranchant permet de la retailler ou d’en reprendre les contours.
Certains modèles reçoivent également un arrache-clou. La gamme comprend des marteaux Picard et Vergez-Blanchard, avec des versions pour droitier ou gaucher et différents types de manches.
L’enclume de couvreur constitue le point d’appui du travail de l’ardoise. Sa pointe permet de la maintenir dans le bois du support ou de l’établi, tandis que son tranchant accompagne la découpe réalisée avec le marteau.
Les formes droites, biseautées ou courbées ne répondent pas exactement aux mêmes gestes. Certaines références existent également dans une orientation adaptée aux droitiers ou aux gauchers.
Une batte de couvreur travaille le métal avec davantage de douceur qu’un marteau en acier. Elle sert à dresser, lisser, allonger, galber ou cintrer les feuilles de zinc, de plomb, de cuivre et d’aluminium.
Batte plate, ronde, ovale, cintrée ou boursault : chaque forme répartit différemment la frappe. Nos modèles Jacquenet-Malin sont façonnés en France dans du hêtre ou du frêne.
La hachette de couvreur intervient sur les liteaux, voliges et autres éléments en bois rencontrés sous la couverture. Elle permet de couper, dégrossir, reprendre une pièce ou retirer certaines fixations selon sa conception.
L’herminette travaille davantage par enlèvement de matière et par ajustage. Picard, Halder et Vergez-Blanchard proposent ici plusieurs interprétations du même principe : une tête bien équilibrée qui obéit sans discuter.
La forme d’un outil de couvreur résulte de plusieurs générations de gestes, d’essais et de corrections. Nous avons donc retenu des fabricants spécialisés, capables de faire évoluer leurs outils sans oublier pourquoi ils ont cette drôle de tête.
Installée à Romilly-sur-Andelle, dans l’Eure, Vergez-Blanchard fabrique en France des outils forgés pour les couvreurs et ardoisiers. La maison perpétue plus de deux siècles de savoir-faire consacré aux outils des métiers d’art.
Ses marteaux de couvreur sont forgés dans ses propres ateliers. Ils sont proposés dans des versions pour droitier ou gaucher, avec manche en bois ou poignée habillée de cuir selon les modèles.
Les enclumes suivent la même logique : acier traité, tranchant rectifié et choix du sens d’utilisation. Des outils de caractère, conçus pour travailler et vieillir aux côtés de leur propriétaire plutôt que prendre la poussière au-dessus de la cheminée.
Picard fabrique des outils à main à Wuppertal, en Allemagne, depuis 1857. La marque associe la tradition de la forge à des procédés modernes d’usinage, de traitement thermique et de contrôle.
Sa gamme destinée aux couvreurs comprend des marteaux, des enclumes et des hachettes dans plusieurs niveaux de finition. Les modèles en acier massif, à manche tubulaire ou à poignée en cuir répondent à des habitudes et à des intensités de travail différentes.
Picard représente le choix d’un outil professionnel régulier et fonctionnel. Une mécanique bien huilée, en quelque sorte, même si Hans vous déconseillera toujours d’huiler la poignée juste avant de grimper sur le toit.
La maison française Jacquenet-Malin façonne des battes, boursaults et outils en bois pour les métiers traditionnels. Ses modèles de couvreur et de zingueur sont fabriqués dans du hêtre ou du frêne, deux essences qui combinent densité, résistance et absorption du choc.
Chaque forme répond à un travail précis : dresser une surface, amorcer un galbe, suivre un cintrage ou adoucir une courbe. Le bois reste volontairement plus tendre que le métal travaillé afin d’accompagner la feuille sans la cribler de marques.
Voilà une preuve qu’un outil peut frapper juste sans être fait d’acier. Comme quoi, même sur un chantier, la fermeté n’interdit pas un peu de tact.
Notre sélection accueille aussi des outils complémentaires de Halder, Muller et Hultafors, notamment parmi les hachettes, arrache-clous et leviers professionnels.
Deux outils qui se ressemblent sur une photographie peuvent procurer des sensations très différentes après plusieurs centaines de coups. Quelques critères méritent donc d’être examinés avant de faire entrer un nouveau compagnon dans la caisse. Voici donc quelques conseil d'Hans et Joseph...
Certains marteaux et certaines enclumes existent dans deux orientations. Le sens du tranchant, de la pointe ou du biseau accompagne alors le mouvement naturel de la main dominante.
Choisir la bonne orientation facilite la visibilité sur la ligne de coupe et limite les mouvements contraints. Vérifiez toujours l’intitulé exact de la variante avant de commander.
Le manche en bois conserve une prise naturelle et absorbe une partie des vibrations. Le manche tubulaire ou massif en acier privilégie la résistance mécanique et la continuité entre la tête et la poignée.
Une poignée en cuir apporte une prise ferme, une finition traditionnelle et un toucher qui se patine avec les années. Le meilleur choix dépend autant de l’intensité du travail que de vos habitudes.
Un outil lourd transmet davantage d’énergie, mais demande aussi plus d’effort lorsqu’il est utilisé longtemps. Un modèle léger gagne en maniabilité, tout particulièrement dans les positions inconfortables.
Le poids seul ne suffit toutefois pas. La répartition entre la tête, le manche et la poignée détermine la sensation réelle en main. Un bon équilibre évite de lutter contre l’outil à chaque geste.
Un tranchant fin convient aux ajustages précis. Une surface plus large répartit mieux la frappe. Une batte ronde ne travaille pas la feuille comme une batte plate et une enclume courbée ne remplace pas toujours une version droite.
Partez toujours de l’ouvrage à réaliser avant de choisir la forme. Acheter le plus beau profil de la caisse ne sert à rien s’il tourne le dos à votre façon de travailler.
Les outils de couvreur travaillent dehors, au contact de l’humidité, des poussières minérales, du bois et des métaux. Même une fabrication de grande qualité apprécie donc quelques soins réguliers.
Pour toute reprise du tranchant, tout affûtage ou remplacement d’un manche, respectez les recommandations du fabricant et la géométrie d’origine de l’outil. La meuleuse lancée à plein régime après le déjeuner a déjà écourté la carrière de plus d’un bel outil.
En tant qu'adeptes de beaux produits, nous avons préféré concevoir une gamme cohérente, portée par des fabricants qui connaissent réellement les gestes des couvreurs. Cela nous permet d'être certains de la qualité de nos produits.
Marteaux, enclumes, battes et hachettes sont regroupés par fonction et par métier. Vous pouvez ainsi comparer les formes et rejoindre directement la sous-catégorie correspondant à votre besoin.
Notre gamme réunit les outils traditionnels les plus utiles, sans noyer le couvreur sous cinquante variantes qui changent seulement de couleur de poignée.
Vergez-Blanchard et Jacquenet-Malin représentent deux savoir-faire français complémentaires : la forge de l’acier et le façonnage des outils en bois.
Picard et Halder prolongent cette sélection avec des fabrications allemandes réputées dans l’univers des outils de frappe. Vous connaissez ainsi le fabricant et l’origine annoncée de chaque référence.
Certaines enclumes et certains marteaux peuvent recevoir une gravure laser : nom, texte ou blason selon la surface disponible et les options proposées sur la fiche.
Une personnalisation permet d’identifier facilement l’outil sur le chantier et d’en faire un cadeau durable pour un apprenti, un salarié ou un compagnon.
Notre sélection se concentre sur quatre grandes familles d’outils traditionnellement utilisées par les couvreurs, ardoisiers et zingueurs. Chacune correspond à une matière et à un geste précis. Le marteau et l’enclume travaillent principalement l’ardoise, la batte accompagne le façonnage des métaux de couverture, tandis que la hachette et l’herminette interviennent sur les liteaux, les voliges et les bois situés sous la couverture.
| Outil | Fonction principale | Matières travaillées | Le bon réflexe |
|---|---|---|---|
| Marteau de couvreur | Frapper les fixations, percer et tailler l’ardoise selon la forme de la tête | Ardoise, bois et éléments de fixation | Choisir une orientation adaptée à sa main dominante et vérifier la présence d’un tranchant ou d’un arrache-clou |
| Enclume de couvreur | Servir d’appui pendant la taille et la reprise des contours | Principalement l’ardoise | Accorder le sens de l’enclume à celui du marteau et au geste du couvreur |
| Batte de couvreur | Dresser, lisser, galber ou cintrer une feuille sans la marquer fortement | Zinc, plomb, cuivre et aluminium | Choisir une forme plate, ronde, ovale ou cintrée selon le volume à réaliser |
| Boursault | Former, bomber ou régulariser une surface métallique | Principalement plomb et métaux de couverture | Utiliser une masse et une courbure compatibles avec le support de formage |
| Hachette de couvreur | Couper, dégrossir ou ajuster une petite pièce de bois | Liteaux, voliges et bois de couverture | Vérifier la largeur du tranchant, le poids de la tête et les fonctions complémentaires |
| Herminette | Retirer progressivement de la matière et reprendre une surface | Bois et petites pièces de charpente secondaire | Tenir compte de l’orientation du fer et du mouvement nécessaire à son utilisation |
Ces outils ne remplacent pas l’ensemble de la caisse du couvreur. Selon son activité, le professionnel utilise également des pinces, cisailles, traceurs, outils de levage, arrache-clous, instruments de mesure et équipements de travail en hauteur. La catégorie Largeot & Coltin se concentre toutefois sur les outils de métier les plus caractéristiques de l’ardoise, du formage métallique et du travail du bois.
Un marteau de couvreur ne doit pas être choisi comme un simple marteau de menuisier. Sa tête peut réunir plusieurs fonctions : une table de frappe pour les clous, une pointe pour percer l’ardoise, un tranchant pour reprendre ses contours et parfois un arrache-clou pour les travaux de réparation.
Le premier critère concerne l’orientation de l’outil. Sur les marteaux asymétriques, le tranchant et la pointe sont disposés pour accompagner le mouvement d’un droitier ou d’un gaucher. Utiliser la bonne version améliore la visibilité sur la zone travaillée, limite les mouvements forcés du poignet et rend la taille plus régulière.
Le poids indiqué ne suffit pas à prévoir le confort réel. L’équilibre entre la tête, le manche et la poignée compte tout autant. Un outil bien équilibré accompagne naturellement le geste, tandis qu’une tête trop dominante donne l’impression de tirer continuellement le poignet vers l’avant.
Le manche en bois apporte un toucher naturel et absorbe une partie des vibrations. Une construction tout acier privilégie la solidité et limite le risque de désolidarisation entre la tête et le manche. Une poignée habillée de cuir offre une prise ferme, un aspect traditionnel et une patine qui évolue avec les années. Le meilleur choix reste donc celui qui correspond à votre fréquence d’utilisation, à votre façon de tenir l’outil et au travail réellement effectué.
L’enclume de couvreur, parfois appelée enclume d’ardoisier, constitue le point d’appui utilisé pendant la taille de l’ardoise. Sa longue pointe est plantée dans un support en bois suffisamment stable. L’ardoise repose ensuite sur le bord supérieur de l’outil pendant que le couvreur en reprend la forme à l’aide de son marteau.
L’ardoise n’est pas découpée comme une plaque de bois. Le couvreur réalise une succession de frappes précises le long du bord de l’enclume. Cette méthode permet de détacher progressivement la matière, de rectifier une largeur ou de former un contour particulier.
| Caractéristique | Conséquence sur le travail | Utilisation généralement recherchée |
|---|---|---|
| Enclume droite | Offre une ligne d’appui régulière et facile à suivre | Coupes droites, reprises courantes et ajustages de largeur |
| Enclume biseautée | Présente un bord orienté facilitant le travail d’un côté déterminé | Taille adaptée au mouvement d’un droitier ou d’un gaucher |
| Enclume courbée | Accompagne des contours et certains travaux de façonnage | Pièces arrondies, reprises particulières et ajustages moins rectilignes |
| Modèle long | Procure une surface de travail plus importante | Travaux réguliers en atelier ou sur des éléments de grandes dimensions |
| Modèle compact | Réduit l’encombrement et le poids transporté | Interventions mobiles et caisse d’outillage plus légère |
Le sens droitier ou gaucher doit être vérifié lorsque le fabricant propose deux versions. L’orientation du biseau doit rester cohérente avec la main qui tient le marteau. Une enclume mal orientée oblige à masquer la ligne de taille ou à casser le mouvement naturel du poignet.
La batte transmet une frappe plus douce et mieux répartie qu’un marteau en acier. Elle permet de mettre progressivement une feuille métallique en forme tout en limitant les marques, les étirements localisés et les déformations brutales.
Le choix ne dépend pas uniquement du métal travaillé. Il faut surtout considérer la forme que l’on souhaite obtenir, la surface de contact recherchée et le support contre lequel la feuille sera travaillée.
| Forme de la batte | Effet produit | Travaux adaptés |
|---|---|---|
| Plate | Répartit la frappe sur une surface relativement large | Dressage, lissage et régularisation d’une surface |
| Ronde | Concentre progressivement l’effort sur une zone courbe | Création d’un galbe, bombage et reprise d’un arrondi |
| Ovale | Combine une surface allongée et des extrémités arrondies | Transitions entre parties planes et courbes |
| Cintrée | Suit une forme déjà courbée et facilite l’accès à certains replis | Cintrages, angles arrondis et façonnages plus prononcés |
| Boursault | Travaille avec une masse épaisse et arrondie | Dressage, formage et bombage des métaux de couverture |
Le hêtre et le frêne sont régulièrement employés pour la fabrication de ces outils. Leur densité permet de transmettre efficacement la frappe, tandis que leur structure reste moins agressive pour la feuille qu’une tête métallique.
Une seule batte ne peut pas reproduire correctement toutes les formes. Un zingueur qui réalise des ouvrages variés aura généralement intérêt à disposer de plusieurs profils complémentaires. Une batte plate pourra dresser la surface, tandis qu’une forme ronde ou cintrée accompagnera le volume recherché.
Ces deux outils interviennent sur le bois, mais leur tranchant et leur mouvement ne produisent pas le même résultat. La hachette coupe et ajuste, tandis que l’herminette travaille davantage la surface par enlèvement progressif de matière.

Son tranchant est disposé comme celui d’une petite hache. Elle sert à couper, dégrossir ou ajuster les liteaux, les voliges et les petites pièces de bois rencontrées sous la couverture.

Son fer est orienté pour retirer la matière avec un geste différent de celui d’une hachette. Elle sert principalement à creuser, aplanir, amincir ou reprendre une surface.
Le choix dépend donc du travail demandé. Pour raccourcir un liteau ou dégrossir une pièce, la hachette constitue généralement la solution la plus naturelle. Pour reprendre précisément une surface ou enlever de la matière avec davantage de contrôle, l’herminette se montre plus adaptée.
Cette distinction concerne principalement les marteaux et les enclumes utilisés pour la taille de l’ardoise. Ces outils sont souvent asymétriques : leur tranchant, leur biseau ou leur pointe sont placés d’un côté précis afin de dégager la vue et d’accompagner le mouvement de la main dominante.
Un couvreur droitier tient généralement le marteau de la main droite et positionne l’ardoise de l’autre main. L’orientation de la tête doit lui permettre de voir la ligne de taille et de faire passer le tranchant au bon endroit. Pour un gaucher, la géométrie est inversée.
Employer une mauvaise orientation ne rend pas forcément l’outil inutilisable, mais cela complique le geste. L’utilisateur peut être contraint de tourner davantage le poignet, de déplacer son corps ou de masquer une partie de la zone travaillée.
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